Promenade fleurie – L’Hay les roses

Bibi

Ce n’est pas parce que l’on manque de temps qu’il est impossible de mettre le nez dehors et de passer un moment ressourçant.

Pour cette première série de promenade fleurie, nous vous invitons à vous remplir les narines du parfum naturel des fleurs et pas des moindres : les plus nobles, les plus troublantes, voici les roses.

La roseraie de l’Hay les roses/94

Première roseraie au monde créée à la fin du 19ème siècle, labellisée jardin remarquable, elle attire les botanistes amateurs pour ses quelques 3.000 espèces cultivées sur 1,5ha.

Son origine

L'Hay les roses_roseraieEntré comme apprenti, Jules Gravereaux, termine sa carrière comme directeur du Bon marché. A 44 ans, autodidacte, il hérite du magasin de Madame Boucicaut. Devenu riche, il s’achète en 1892, un domaine et se passionne pour la rose. Peut-être en raison de la perte de sa fille Rose, emportée jeune par la tuberculose.

Il s’intéresse aux hybridations, crée de nouvelles fleurs, échange avec les spécialistes de l’époque. Avec le paysagiste Edouard André, il réalise dès 1899, un jardin totalement unique à l’époque. Scientifiquement rigoureuse, il met en scène tunnels et dômes, qui donnent à l’ensemble un côté tridimensionnel. Très vite, le public est invité à y déambuler pour profiter de spectacles.

Ami du président Raymond Poincaré, il obtient en 1914, que les Roses soit attaché au domaine de l’Hay, juste au moment de la floraison et le jour anniversaire de la création de ce jardin.

Quand la rose devance l’orchidée

L'Hay les roses, rose rougeJusqu’à sa mort, Jules Gravereaux s’efforce de gommer l’aspecté rébarbatif de ses recherches pour faire de son jardin un lieu de vie. Sans doute cela explique-t-il l’engouement pour le lieu.

Aujourd’hui, la roseraie de l’Hay les roses reçoit chaque année plus de 35.000 visiteurs. Beaucoup viennent pour les évènements comme le festival Parfums de musique, en juin. Et pour que tout soit parfait au moment du pic de floraison, sept jardiniers y travaillent à plein temps.

Parcourir les allées à cette saison est déjà une expérience sensorielle envoûtante. Mais vous pouvez entrer au coeur de la rose grâce aux visites guidées. Vous saurez qui a succombé à son charme, qui en était addict. « Chaque rose témoigne d’événements historiques, d’échanges commerciaux, culturels et met en lumière le côté passionnel des hommes », souligne Guillaume Le Texier.

Si elle présente autant de facettes aujourd’hui, c’est grâce à la passion des Hommes qui la cultivent. A tel point qu’elle suscite plus d’intérêt et d’attraction que l’orchidée pourtant magique.

Véritable « musée vivant », la roseraie fait aujourd’hui encore l’objet d’études scientifiques poussées pour remonter l’arbre généalogique de la reine des fleurs.

Un avenir incertain

L'Hay les roses, roses pâlesMalgré tout l’intérêt du lieu d’un point de vue historique, culturel et scientifique, la roseraie est aujourd’hui menacée par la pression de l’urbanisme.

Seuls les visiteurs peuvent aujourd’hui empêcher ce projet fou. Comment ? En exigeant de la région Ile de France un protection de la roseraie au titre de conservatoire historique de la rose. Une pétition est toujours en cours. Nous vous invitons à exprimer votre opinion. Roseraie de l’Hay en danger

La roseraie est ouverte tous les jours, de 10h à 19h. N’attendez pas la fin de la saison pour en profiter.

Toutes les infos : https://roseraie.valdemarne.fr

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