Découvrons Rambouillet

Bibi

Toujours dans le but de cultiver votre goût pour l’aventure, nous partageons aujourd’hui avec vous une escapade à Rambouillet.

Découvrons Rambouillet

Rambouillet, YvelineLes premiers peuples à s’installer sur ce territoire forestier marécageux sont les religieux. Vers 1053, Amaury Ier de Montfort fait don du prieuré de la Trinité de Seincourt (Epernon) et de l’église de Rambouillet à l’abbaye de Marmoutier. En 1097, lorsque le roi d’Angleterre cherche à rattacher le Vexin français au duché de Normandie, un conflit éclate entre les comtes héritiers de Montfort. Amaury III,  futur comte d’Evreux, s’oppose à son aîné Simon II, seigneur de Montfort et d’Epernon, fidèle au roi de France. Le pays est ravagé.

Durant 300 ans, le pays d’Yveline reste aux mains des Montfort, tantôt alliés aux Anglais, tantôt fidèles au roi de France. Après le dernier conflit entre ces opposants en 1160, Simon IV de Montfort se voit confier le château royal de St-Léger. Par mariages, les possessions de Montfort s’agrandissent toujours plus. C’est ainsi que Simon V se trouve à la tête d’un vaste domaine : Montfort, Rochefort et toute la forêt d’Yvelines. Le déclin arrive après sa mort en 1224 sur les terres albigeoises.

Rambouillet, la fermeA partir du 14ème, les environs de Rambouillet sont défrichés. Peste noire et pillages saignent le pays entre 1348 et 1363. Jehan Bernier, riche parisien, achète le manoir de Rambouillet en 1368, puis le transforme en château. Regnault d’Angennes devient propriétaire du domaine en 1384. Il l’agrandit avec les fiefs de la Bruyère, d’Ymer et de Betonsart, Grenonvilliers en 1392, l’hôtel de Montorgueil en 1395 et Groussay entre 1385 et 1398.  

Devenue cité royale, le bourg prend de l’ampleur. En 1786 démarre la construction du futur siège de baillage, commandé à l’architecte Jacques-Jean Thévenin. Napoléon Ier l’offre aux habitants, puis Napoléon III fait rallier la ville à Paris par chemin de fer dès 1849.

Le domaine de Rambouillet  

Rambouillet, châteauC’est donc au 14ème siècle que le château est édifié. Propriété des Angennes, il accueille la marquise de Rambouillet. François Ier vient y chasser, accompagné de son médecin, Rabelais. Et il y meurt d’une septicémie en mars 1547. Le domaine passe ensuite aux mains de Joseph Fleuriau d’Armenonville, garde des sceaux. Puis il échoit au comte de Toulouse, fils naturel de Louis XIV et de Mme de Montespan, et enfin au duc de Penthièvre. Racheté par Louis XVI, ce dernier nomme le comte d’Angiviller gouverneur du domaine. Vainement, il fait construire la laiterie en 1785 pour tenter d’y attirer sa reine. Il créée aussi la bergerie nationale pour en faire une ferme moderne.

Après la révolution, Napoléon Ier fait restaurer le domaine où il viendra peu. Charles X, fuyant l’insurrection des Trois glorieuses, vient s’y réfugier avec sa famille en juillet 1830. Et deux jours plus tard, il abdique en faveur du duc de Bordeaux. Plus tard, loin de l’étiquette stricte des résidences officielles, le président Félix Faure en fait sa villégiature en 1896. Charles de Gaulle, puis Valéry Giscard d’Estaing, y seront très attachés. D’autant que de grandes rencontres internationales y sont organisées : sommet économique et monétaire, conférence de Rambouillet… 

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Le palais du roi de Rome

Louis XVI ordonne la construction de ce palais en 1784 pour en faire un hôtel du gouvernement. Restauré en 1812 par Napoléon Ier, ce dernier le destine à son fils, le roi de Rome.

En 1989, la commune rachète l’aile ouest du bâtiment avec le jardin afin d’y aménager un lieu d’exposition et de manifestations culturelles. De 2001 à 2011, la ville y établit le musée du jeu de l’oie, une collection  de Pierre Dietsch constituée de 2500 jeux.

Rambouillet, palais roi de rome

L’église St-Lubin

Une première église, dédiée à St-Lubin, est construite au 12ème siècle. Elle  menace de s’effondrer en 1847. En 1860, le conseil municipal décide d’une nouvelle construction.  Un appel à projet est lancé. C’est Anatole de Baudot, architecte diocésain, élève de Viollet-le-Duc, qui l’emporte. Le temps de trouver le financement (Napoléon III participe personnellement pour 1/4 du budget) et de libérer le terrain choisi, les travaux démarrent en 1868. Tous les matériaux de l’époque, mordernes et anciens, sont utilisés. La vieille église, vétuste et exigüe, est détruite en 1872.

Et ailleurs…

Le musée du train ouvre en 1984 grâce à la passion commune de Jacques Visbecq et Alain Baldit pour les trains électriques. Avec patience, ils recréent l’histoire des trains des 19ème et 20ème siècles. Vous verrez environ 4.000 pièces, jouets en tôle, zamac, laiton ou bronze.

Rambouillet, chocolatSi vous êtes gourmand, vous pourrez rendre visite à Ludovic, qui tient l’enseigne “Tout un fromage”. Sa boutique a reçu en 2016 le titre d’ambassade de l’académie de gourmandise. Elle vend jusqu’à 150 variétés de fromages et produits laitiers.

Si vous préférez le sucré, rendez-vous à la “Reine Astrid”, pour savourer des chocolats fins maison. Et si vous vous sentez l’âme d’un confiseur, inscrivez-vous pour visiter l’atelier de fabrication ou participer à un stage de confection de chocolats. 

En dehors de Rambouillet, l’Espace animalier vous présente ses rapaces. Durant quelques heures, devenez apprenti fauconnier. Au programme : tour des volières pour inspection visuelle, participation au nourrissage des  oiseaux, aux soins et à la préparation des oiseaux de vol…. Le week-end est réservé à des démonstrations en vol. Plus de 120 rapaces de 30 espèces (chouettes, hiboux, milans, buses, faucons, aigles, vautours…) vivent dans cette “Forêt des aigles”. Leur mission ? Participer à l’éducation du public.

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