Découvrons Poissy

Bibi

Nouvelle escapade pour éveiller votre goût de l’aventure, nous vous emmenons aujourd’hui dans la ville royale de Poissy.

Promenons-nous à Poissy

Poissy, vieux pontMalgré la rareté des traces  datant de la préhistoire, il semble que les Hommes s’installent en bordure de Seine au néolithique. Situé sur une voie romaine, Poissy devient une position stratégique au franchissement de la Seine. 

Les mérovingiens édifient un premier logis seigneurial qui devient résidence royale au 5ème siècle.  En 996, Robert le pieux améliore le château tandis que son épouse en fait construire une nouveau au sud.

Puis en 1188, Philippe-Auguste confie la ville aux bourgeois contre  fortification de la ville. Poissy devient l’une des premières communes de France. Son fils, Louis VIII, en est l’administrateur. 

St-Louis, nait au château en 1214, ainsi que Philippe le Hardi en 1245. La même année, Louis IX accorde un droit de marché aux bestiaux. 

Poissy, grange dimièrePendant la guerre de cent ans,  le roi anglais Edouard III incendie la ville. Reprise par Charles V, ce dernier fait raser les ruines du château. Pourtant, Poissy est de nouveau sous la coupe anglaise avec le baron John Talbot qui pille ville et abbaye avant de partir.

Durant les guerres de religion,  calvinistes et catholiques se déchainent dans la ville. Quand la paix revient, Capucins et Ursulines s’établissent à Poissy en 1620 et en 1647.

Epoque moderne

En 1822, la ville aménage le marché aux bestiaux avec pavillon d’octroi, halle aux veaux, caisse, abattoir et deux parcs pour les moutons et les bœufs. Toutefois, le marché disparaît en 1867, remplacé par la Villette. En 1870, les prussiens envahissent la ville, contraignant les habitants à pourvoir aux besoins des hussards et de leurs montures.

Poissy marchéMonsieur Chouquet, propriétaire des bains et location de bateaux sur l’île de Migneaux lotit son terrain au début du 20ème. Les inondations de 1910 noient au moins 20 maisons.

De 1922 à 1927, la société française de monnayage frappe 650 millions de pièces à Poissy, destinées à la France et ses colonies, mais aussi à la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, la Serbie, et l’Uruguay. Puis en 1935, un nouvel hôtel de ville apparait sur l’ancien marché aux bestiaux, en béton armé.

Au printemps 1940, les Allemands bombardent la ville. Peu après, le génie français fait sauter le pont pour retarder leur avancée. Finalement, la ville sera libérée en août 1944. Le centre ville, délabré par les bombes, est rénové par la Société d’équipement et d’aménagement de la Seine-et-Oise. 

Le berceau des constructeurs automobiles

Poissy, talbotAu début du 20ème, un certain Grégoire commence à produire des automobiles boulevard Devaux en 1902. Répondant aux nécessités de la première guerre, il agrandit l’usine en 1919, mais sera dépassé par les fabrications en série de ses concurrents. Il fait faillite en 1924.

A partir de 1937, Ford s’installe sur la commune pour fabriquer des camions militaires. Dès février 1943, l’usine est placée sous la direction de Rolf Schmidt, directeur de l’usine de Cologne, pour fabriquer des camions. Les bombardements alliés atteignent l’usine en 1943, faisant 24 morts et 22 blessés. A la libération, Maurice Dolfuss, dirigeant de l’usine est arrêté et transféré à Drancy. Il sera libéré et invité à satisfaire les besoins des Alliés.

En 1954, Simca rachète Ford, modernise et agrandit l’usine. Parallèlement, la marque fait construire le plateau de Beauregard pour loger 2.000 employés dès 1957. Puis Chrysler prend le contrôle de Simca en 1963 et revend l’usine à PSA en 1978. L’usine est rebaptisée Talbot, mais c’est un échec. Les gréves se succèdent en 1982 et 83. Enfin, PSA finit par installer son pôle tertiaire à Poissy en 2000. 

Les édifices religieux

Poissy, collégialeAu 10ème siècle, Robert le pieux fait construire l’église Notre dame juste à côté de son château, tandis que son épouse, Berthe de Bourgogne, fait élever un monastère pour les St-Augustines un peu plus loin. Vers 1130, une maladrerie ouvre pour les indigents. St-Louis et Philippe le Hardi y seront baptisés.

Préservée de la révolution, la collégiale vit une campagne de restauration dès 1835, sous la direction de l’architecte Auguste Goy. Ce qui permet de faire une cérémonie à l’occasion de l’escale de la flottille transportant le corps de Napoléon en 1840. Viollet le Duc lui succède en 1844, mais c’est Jean-Camille Formigé qui achève les travaux en 1896. De nombreuses modifications apportées par Viollet-le-Duc lui apportent son aspect médiéval.

Poissy, porterieA l’occasion de la canonisation de St-Louis, Philippe le bel fonde l’abbaye dominicaine. Les moines font construire l’église St-Louis à l’emplacement du château royal en 1303.

En 1561, Catherine de Médicis organise un collogue entre catholiques et protestants, dans le réfectoire restauré de l’abbaye. L’échec des négociations se traduit par la guerre. 

Lorsque la révolution survient, les biens religieux sont vendus. Les acquéreurs font détruire monastère et église St-Louis en 1802. L’état rachète le couvent des Ursulines pour y établir un dépôt de mendicité en 1814. Le bâtiment devient maison de correction 7 ans plus tard.

Au début du 20ème, le prieuré sert de carrière de pierre. Miraculeusement, la porterie et un autre bâtiment de l’ancienne abbaye échappent à la démolition. Dans le parc, une maison bourgeoise bâtie sur 3 niveaux se dressent dès le début du siècle. 

Les maisons remarquables

Maison de fer

Poissy, maison de ferC’est en 1896 que l’architecte belge, Joseph Danly, construit cette maison en utilisant les matériaux modernes et novateurs de la révolution industrielle. Ses parois extérieures sont composées de 550 panneaux d’un millimètre d’épaisseur qui, par leur emboutissage et leur liaison, assurent la rigidité de la structure. La toiture est alors recouverte de tôles ondulées ornées d’une crête de faîtage en zinc, et les pignons sont habillés de lambrequins métalliques. Un petit clocheton en métal trône au centre du toit. Villégiature commandée par Georges de Coninck, elle semble être habitée jusqu’en 1980. 

Entre temps, cette demeure remarquable rejoint l’inventaire des monuments historiques en 1975. Hélas, la maison est abandonnée et la tempête de 1999 achève de détruire la construction.

La commune achète ses vestiges en 2016, les démonte et les stocke en vue d’une éventuelle reconstruction au sein du parc Meissonier, à l’emplacement du théatre de verdure. Le chantier démarre en décembre 2018, supervisé par l’architecte Philippe Blanc. Le bâtiment, futur centre d’interprétation d’architecture et de patrimoine, devrait ouvrir au public en 2020.

Villa Savoye

Poissy, villa SavoyeEn 1928, l’architecte Charles-Edouard Jeanneret, dit le Corbusier, réalise une villa pour le compte de Savoye, un riche homme d’affaire. L’architecte de la cité radieuse à Marseille dessine une incroyable résidence de weekend, emprunte de modernisme et de fonctionnalisme.

Occupée par les Allemands pendant la guerre, Eugénie Savoye la récupère, avant d’être expropriée par la ville en 1958. La commune lui rachète avec le projet de raser la maison pour construire une école. Mais ANdré Malraux fait classer le bâtiment, le sauvant ainsi de la destruction. Le ministère de la culture le fait restaurer en 1992. Puis la maison ouvre comme musée en 2016.

Et ailleurs…

Poissy, musée du jouet

La porterie de l’ancienne prieuré héberge le  Musée du Jouet.

Ouvert dans les années 1970, il faudra 3 ans de travaux pour en permettre l’accès à tout type de public. Hélène Meyer-Roudet, directrice du musée, vous invite à découvrir les pièces insolites de la collection, comme la “maison explosive”, visant à démontrer l’utilité d’un paratonnerre.

On y retrouve tous les jouets de notre enfance : voitures et trains miniatures, maisons de poupées, dînettes, mécanos, légos… Un pur moment de douces émotions.

Noyau de Poissy

Voilà plusieurs décades que de réels talents produisent la spécialité locale, selon une recette née à Poissy il y a plus de deux siècles. Car autrefois, les abricotiers sauvages poussaient abondamment sur les terres de Poissy. Marion Valero, la seule femme bouilleur-distillateur, se fait un plaisir de vous présenter la liqueur originelle, obtenue par macération de noyaux d’abricot. Vous pourrez ensuite déguster le breuvage ainsi que la création maison, issue d’une distillation de noyaux d’abricots et d’amandons. Et si vous n’appréciez pas les boissons alcoolisées, la boutique vous proposera une palette de sirops artisanaux, allant des fleurs aux fruits pour le plaisir du plus grand nombre.

Si vous préférez aller boire un café ou un chocolat chaud, où si vous souhaitez vous restaurer, suivez la recommandation des Pisciacais : Le Batignolle est une authentique brasserie restaurant servant des plats faits maison.

Vous appréciez cet article ?… Partagez-le !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles publiés