Découvrons Magny-en-Vexin

Bibi

Nouvelle escapade pour vous donner le goût de l’aventure, nous vous emmenons aujourd’hui dans la capitale du Vexin, Magny-en-Vexin.

Promenons nous à Magny-en-Vexin

Village gaulois vivant de l’agriculture et l’élevage sur la voie romaine de Paris à Rouen, il devient au 7ème siècle, la possession de l’abbaye de Sausay. Puis il est occupé par les Northmans de 885 jusqu’au traité de St-Clair sur Epte en 911. C’est grâce au seigneur Magniacum que la localité trouve son nom au 11ème. Au 14ème, le bourg est propriété des Villeroy. Après la guerre de cent ans, Pierre Le Gendre, seigneur de Magny, obtient de Louis XII la création de deux foires annuelles en 1498. Trésorier de France puis secrétaire général des aides, il concoure au développement de Magny.

Magny en Vexin, Octroi du marchéEntre 1532 et 1546, François Ier érige la ville en baillage royal et l’autorise à porter blason. Seigneurie de Catherine de Médicis en 1550, la ville est fortifiée (voir la tour des cordeliers) et ceinte de fossés, puis transmise au duc d’Alençon en 1570.

Au 17ème, la seigneurie devient propriété des Chaumont. De nombreuses communautés religieuses – cordeliers, bénédictins, ursulines et annonciades, s’installent alors dans la ville.

En 1765, le principal relais de coche se fixe à l’auberge du cygne. Mais au 19ème, l’activité du bourg se concentre sur la production de grain.

En 1964 et 1967, la commune, au coeur du Parc naturel régional, absorbe les hameaux de Blamécourt et Arthieul, ancien fief de la seigneurie de Guiry.

Les hôtels remarquables

Il n’y a plus trace de la forteresse, mais de nombreuses constructions classées, notamment des hôtels particuliers.

Construit en 1740 au bord de la place de la halle, l’hôtel de Brières, également nommé hôtel Guyard, est hélas proche de la ruine malgré une façade avec chainage en pierre de taille, une cour pavée et une inscription au titre des monuments. 

Magny, hôtel du Saussay

L’hôtel de Crosne ou Saussay, est bâti en 1786 pour André Saussay, pharmacien à St-Domingue. Mais ce dernier ne profite pas de sa nouvelle demeure, assassiné par des esclaves en révolte. La famille Feuilloley investit le bâtiment et fait aménager un jardin anglais à l’arrière (aujourd’hui, parc municipal). La mairie rachète la maison à Nicolas Siméon-Dumont, propriétaire de l’hôtellerie Le bras d’or, puis y installe ses bureaux en 1949. Une dépendance de la propriété, acquise par Emmanuel-Edmond-Aimé Saussay en 1784, abrite aujourd’hui des services municipaux, l’ensemble des bâtiments étant classés.

L’hôtel du marquis de Guiry, très étroit, est construit en 1617 pour le marquis de Guiry, grand bailli d’épée de Magny et de Chaumont. Le bâtiment comporte à l’arrière, une tourelle carrée d’un seul étage. Elle est le seul témoin de l’architecture Louis XIII, brique et pierre. 

Les édifices religieux

Bâtie au 13ème siècle, l’église Notre dame, est l’objet d’un gigantesque incendie allumé par les Anglais en 1436. En 1608, Pierre Le Gendre la fait reconstruire, en conservant son baptistère de 1534. Ce monument renaissance est aujourd’hui le plus important du Vexin français. 

Magny, église Notre dameEn 1510, un calvaire se dresse sur la place du marché, juste en face du pilori. Il porte ensuite les armes de Pierre Le Gendre, puis migre place de l’église au 19ème.

Les cordeliers édifient un couvent rue de Beauvais, entre 1634 et 1682. Alors que la chapelle et la sacristie disparaissent, une maison apparait sur  les vestiges du bâtiment principal. Le cloître est conservé. 

Place de la butte, un Hôtel-Dieu remplace la léproserie royale dès 1666, grâce au curé Jean-Baptiste Paul. La construction s’achève en 1671. Sa chapelle disparaît pendant la révolution, et le bâtiment est remanié. Il accueille ensuite la manufacture de chaises Dallongeville au début du 20ème

Les maisons particulières

La maison de Jean-Baptiste Santerre, place d’Armes, est une maison bourgeoise du 17ème siècle. Le peintre portraitiste, connu pour ses études de nus, y nait en 1651. 

La maison dite Henri II est également une maison bourgeoise. Construite sur une cave du 13ème, elle est l’oeuvre de l’architecte Jean Grappin, en 1555. Sa frise dorique témoigne d’une influence italienne. 

Magny, maison SanterreLa maison de l’écu de France est la plus ancienne bâtisse à colombages de la ville. Construite à la fin du 15ème, elle porte un blason aux armes d’Anne de Bretagne, épouse de Charles VIII. 

Dans la même rue, l’ancien auditoire royal est le dernier édifice construit au 16ème. La geôle se trouve dans la cave. Les balcons en fer forgé sont ajoutés au 18ème. Après la révolution, la mairie s’y installe et y reste jusqu’en 1840. 

Dans la continuité se trouve l’ancienne poste aux chevaux, la seconde sur la route royale de Paris à Rouen. L’établissement ouvre en 1825 dans l’ancienne auberge du Lion d’or. Le relais ne désemplit pas. L’architecte Charles Duval le reconstruit en 1840 ; il est renommé hôtel de la Poste. Mais l’arrivée du chemin de fer conduit à la fermeture de l’établissement en 1872. La porte cochère, qui supporte un bas relief avec des têtes de chevaux, est démolie pour construire les salons de l’union. 

Les autres curiosités

Magny-Porte de ParisA l’origine, les remparts disposent de 4 portes ouvrant vers Paris, Rouen, Beauvais et Vernon. Mais en 1778, Louis Thiroux de Crosne, intendant de la généralité de Rouen, redéfinit les axes routiers. Les vieilles portes défensives disparaissent. Ces 2 piliers, inscrits aux monuments en 1932, marquent symboliquement l’entrée de la ville en direction de Paris. L’un des pilastres contient un réservoir d’eau de 40m³ pour alimenter la fontaine des blés.

Le lavoir de la Digue, fait très rare, est antérieur à la révolution. Le curé Du Buisson le fait construire en 1771. Dépourvu de chaudron pour faire bouillir le linge, il sert au rinçage et lavage à froid des vêtements délicats.

Et ailleurs…

Au cœur du parc naturel du Vexin, le parc aventure land a vu le jour  ! Si vous avez de l’argent à dépenser, 30 attractions s’offrent aux petits et aux  grands. A titre d’exemple, le Vir’Express vous fait dévaler environ 350 mètres à travers les arbres !

Mais vous pouvez aussi vous rendre à l’espace Marianne, qui s’efforce d’améliorer le mieux vivre ensemble à Magny-en-Vexin.

Envie de visiter Magny lors d’un cicuit vélo ?

Vous appréciez cet article ?… Partagez-le !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles publiés