Découvrons Longpont sur Orge

Bibi

Une fois n’est pas coutume, pour piquer votre esprit curieux et vous donner envie de partir à l’aventure, nous vous proposons de découvrir un lieu d’intérêt à l’échelle européenne, situé sur le chemin de St-Jacques de Compostelle. Visitons Longpont sur Orge.

Découvrons Longpont sur Orge

Fondements et édification

L'église Notre dame côté prieuréAu néolithique, les rennes traversent l’Orge et la Boële en migrant, trainant des chasseurs dans leur sillage. Bientôt, ces derniers se sédentarisent, et bâtissent un temple dédié à Mercure. Le site est alors couvert de forêts profondes et de marécages. Les Gallo-romains s’établissent entre l’Orge et la voie romaine qui relie Paris à Orléans. Au début de l’ère chrétienne, St-Denis et St-Yon font élever la chapelle Ste-Marie, où les fidèles viennent en pèlerinage. Vers 990, Thibaud File Etoupe, forestier du roi, construit un château sur la butte proche. A sa suite, Gui Ier de Montlhéry et son épouse obtiennent de Robert le pieux le droit de construire une église pour remplacer la chapelle. Un hameau se structure ensuite autour des religieux clunisiens. Au fil des ans, plusieurs moulins apparaissent : Grouteau en 1070, Basset en 1254, puis la chaussée vers 1380, Biron en 1574, le Boulay ou du Ménil en 1575. Entre temps, au 13ème, l’église Notre dame de bonne garde est achevée. Comme ailleurs, elle subira les affres des guerres de religion.

Renaissance et temps sacré

Longpont sur Orge, lavoirAprès la révolution, l’église négligée n’attire plus les pèlerins. Quelques notables et aristocrates viennent s’y faire construire de belles demeures. Ainsi le château du Mesnil, le château de Villebouzin et le château de Lormoy. Malgré cet intérêt, le village reste ancré dans son agriculture et tarde à se développer. Profitant des sources, 3 lavoirs équipent peu à peu la commune, qui parvient à conserver quelques éléments de son passé médiéval : la grange aux Dîmes, construite aux 14ème et 15ème siècles, puis agrandie au 19ème, et la ferme du prieuré. Le château du Mesnil, dégradé, est finalement rasé. Seul son portail marque l’entrée de la propriété. Puis la commune rachète la grange aux dîmes au 20ème, puis la consolide dans l’attente de lui attribuer une fonction culturelle. Dans le bourg, les rues convergent toujours vers la basilique, confirmant son importance d’antan.

Les édifices religieux

La basilique

Longpont sur Orge, basiliqueAu 3ème siècle, après avoir édifié une chapelle, St-Denis confie à St-Yon l’évangélisation de la région. Ce qu’il fait avant d’être décapité vers 290. En 1031 que l’épouse de Gui Ier de Montlhéry fait construire une église pour remplacer la chapelle. Les travaux dureront 150 ans. L’église échappe aux affrontements de Louis XI contre Charles le Téméraire à Montlhéry, en 1465. De nombreux rois viennent s’y recueillir. Mais en 1562, les troupes de Condé la profanent et brisent les statues du portail. Dégradée aussi durant la révolution, elle est abandonnée, au point qu’en 1818, le maire la fait fermer, et partiellement raser. Sauvée par le général Barrois qui stoppe sa démolition, elle devient moment historique en 1848. Puis la soeur de lait de Napoléon III fait reconstruire l’abside et le transept de 1875 et 1878. Elle redevient alors un lieu de pèlerinage marial. Le Pape Pie X l’érige en basilique en 1913. Progressivement, elle rassemble le plus grand reliquaire de France (1926 pièces). 

Le prieuré

En 1061, Hodierne obtient de l’abbé Hugues de Cluny l’envoi de 22 moines, pour lesquels elle fait construire un prieuré.  En 1745, les Bénédictins, nouveaux occupants, rénovent le prieuré.

Lorsque la révolution éclate, les moines fuient après avoir caché leurs reliques. Le prieuré et ses terres deviennent bien national en 1791. Ses bâtiments sont progressivement démolis, excepté l’église priorale et la grange aux dîmes.

Les bâtiments remarquables

Château de Lormoy

Château de LormoyEn 991, Hugues Capet offre ses terres de St-Michel, Launay et Lormoy à un abbé qui en devient le premier seigneur. Puis en 1529, Jehan Lehoux, marchand, agrandit son domaine de nouvelles terres. En 1625, Justin Labbé, arché des gardes de la porte du roi, l’achète à sa veuve, puis le revend 5 ans plus tard à  Pierre Saulger, conseiller général de l’argenterie du roi. En 1641, le duc Gaston d’Orléans l’autorise à canaliser les sources pour son usage. Les Arnoult-Saulger reçoivent en cadeau la ferme, avec ses communs, colombier, moulin à eau, ainsi que ses bois, terres, vignes et fontaines en 1646. Nicolas Arnoult assume les droits de justice dès 1648. En 1660, Paul Legendre, conseiller du roi, lui rachète le tout. Si son fils hérite en 1695, il s’en défait en 1710 auprès de Christophe Pajot, seigneur de Launay et St-Michel sur Orge. Après la révolution, en 1837, les Maillé de la Tour Landry font reconstruire le château par l’architecte Charpentier. En 1862, les Say, raffineurs de sucre, en font l’acquisition et le conservent jusqu’en 1934. Ensuite centre de formation de prêtres, le château est mis en vente en 1955. Il devient maison de retraite médicalisée en 1971.

Château de Villebouzin

Château de VillebouzinL’histoire de Villebouzin commence en 1357, lorsque Amaury IV de Meulan vend son fief au collège de St-Nicolas du Louvre, fondé par Robert de Dreux. Toutefois, les droits de justice relève de Enguerrand de Marigny, gardien du trésor royal. L’histoire de Villebouzin reprend durant la seconde moitié du 18ème siècle lorsque le comte de Montgomery remplace l’ancien château féodal par un nouveau. Une grande allée permet d’accéder au bâtiment ordonné autour d’une cour et entouré de fossés. Une esplanade également cernée de fossés, relie la grande route d’Orléans et le jardin est dessiné par Le Nôtre. Le domaine abrite également une chapelle, une salle de spectacle et une orangerie. Pendant l’Affaire des poisons, le châtelain, Monsieur Guibourg, y pratique des messes noires pour Madame de Montespan, afin qu’elle redevienne favorite de Louis XIV. Par la suite, le parc est réaménagé à l’anglaise. Puis en 1844, Monsieur Baudoin en devient acquéreur et fait raser la chapelle et la salle de spectacle. Le château est restauré en 1912 par l’architecte Paul Friesé. Enfin, dans la seconde moitié du 20ème, la propriété devient une clinique psychiatrique.

Et ailleurs…

Une promenade dans le coeur du village vous conduira auprès d’un lavoir bien entretenu. Mais vous pourriez lui préférer une balade le long le l’Orge ou bien une séance de médiation, assis dans un pré à l’ombre d’un majestueux platane. 

Crédits photos : NathyB, Cyrilb1881

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