Découvrons Dourdan

Bibi

Avant de faire une brève pause pour les fêtes de fin d’année, nous vous invitions à continuer de nourrir votre esprit d’aventure. Et pour cela, nous vous emmenons à travers les rues de Dourdan.

Découvrons Dourdan

Une histoire en deux temps

La ville royale

Dourdan, les douves sèches et l'égliseLes Celtes s’y établissent dès l’époque gallo-romaine. Puis les Francs en font une place forte au 6ème. Le site est ensuite envahi par les Normands. Toutefois, Philippe Auguste accorde un marché sous une halle construite en 1228. Bien que fortifiée par Jean de Berry au début du 15ème, la ville est assiégée en 1428 par Richard Neville, comte de Salisbury. En 1562, Henri II vend le domaine au duc de Guise. Puis en 1591, Dourdan tombe aux mains des Ligueurs. Lorsque Marie de Médicis y séjourne, hôtels et folies sont érigés pour accueillir les notables. Parallèlement, de nouvelles activités se développent. Ainsi Marie Poussepin, religieuse, lance sa fabrique de bas de laine et de soie. Ailleurs, Jean-François Regnard, écrivain à succès, acquiert en 1699 la propriété Grillon et son moulin, bâtie en 1676, à la maison de la duchesse d’Orléans.

Les temps modernes

Dourdan, maison catalogueAu début du 19ème, Juliot et Thézard, éditeurs spécialisés en architecture, s’installent dans la ville. Ils lancent les catalogues de modèles permettant aux bourgeois de choisir leur maison sur image. Charles Dujoncquoy, bonnetier, se fait ainsi construire sa maison en périphérie de la ville. Entre 1836 et 1850, la ville construit une nouvelle halle. Puis en 1862, elle fait ouvrir une gare sur la ligne Vendôme-Brétigny. Mais ce n’est qu’en 1901, que le chemin de fer rallie la ligne de Paris. Pendant la seconde guerre mondiale, Marguerite et Roger Cadiou, Marthe et Charles Herbault, s’organisent pour évacuer des Juifs. Ils seront élevés comme Justes parmi les nations. Après la guerre, la côte de Liphard accueille la course Bordeaux-Paris en 1948, puis le tour de France 3 fois à partir de 1965. Enfin, de 1999 à 2019, Henri d’Orléans, prétendant au trône de France, porte le titre de comte de Dourdan.

Le bâti remarquable

Le château-fort

Château de Dourdan et son casteletAprès les grandes invasions, le duc des Francs fait construire un château-fort où Hugues Capet nait en 940. Devenu royal en 1147, le château constitue un bastion pour se défendre des attaques menées par les seigneurs de Monthléry, de Châteaufort et de Chevreuse. En 1220, Philippe Auguste fait reconstruire le château, en s’inspirant du Louvre. Le château est ensuite transmis à Louis VIII, Blanche de Castille, Louis IX, Marguerite de Provence, Louis d’Evreux, Jean le bon puis Jean Ier de Berry. Mais la forteresse est prise par les troupes de Jean sans peur en 1411. Le compagnon de Jeanne d’Arc, Etienne de Vignolles, y est enfermé en 1430. En 1608, Maximilien de Béthune, alors duc de Sully, fait réunir le donjon au reste du château. Par le biais de Louis XIII, Marie de Médicis le récupère. Elle y vient de temps à autre, attirant la cours à ses côtés. Puis le château échoit à Philippe d’Orléans qui en fait une prison royale en 1672. Elle se sera encore pendant la révolution. Enfin, Amédée Guénée achète le château en 1852 et le transmet en 1863 à son cousin, Louis-Jacques Guyot, qui le transmet à son fils, historien, qui le rénove. Vendu à la ville en 1961, le château est classé en 1964. Un an plus tard, le président Charles de Gaulle découvre la ville et son château.

Château du parterre

Dourdan, château du PareterreAu 18ème siècle, Michel-Jacques Lévy, conseiller du roi, consolide sa fortune. Ainsi, il achète la terre de Rouillon à Elie-Guillaume de l’Hospital en 1723. Puis il se fait construire le château du Parterre en 1725,  un corps de logis avec une aile en retour. En 1739, il le vend à l’épouse du comte de Verteillac, gouverneur de Dourdan. Madame de la Brousse y tient salon et y invite des personnalités qui font vite sa renommée. Leurs fils, marquis de Verteillac s’exile lorsque la révolution éclate. Le château est saisi puis converti en caserne en 1791. Les victoires de la république naissante sont fêtées dans les jardins. Le marquis réintègre finalement son château et y décède en 1805. Puis en 1809, son fils François-Gabriel de Verteillac vend le château à la commune qui y établit la bibliothèque, un tribunal et la mairie. L’étage est transformé en logements. A partir de 1863, la mairie y centralise tous ces bureaux.

Dourdan, la halle du marché

La halle

Si la première halle construite sur ordre du roi en 1228 a aujourd’hui disparu, reste celle bâtie en 1836 par l’architecte Lucien-Tirte Van Clemputte. Restaurée en 1922, elle accueille toujours le marché ainsi que la foire Ventôse, la fête médiévale ou encore la St-Félicien. Le reste du temps, quand la ville semble inanimée, vous pouvez visiter le musée de la ville, établi dans l’ancien grenier à sel du 18ème siècle.

Les édifices religieux

L’église St-Germain

Dourdan, église St-GermainCommencée en 1150, l’église St-Germain l’Auxerrois est achevée au 13ème siècle. Sa dimension et sa flèche de 50m en font presque une cathédrale. Elle est endommagée lors du siège de la ville en 1428. Restaurée à la fin du 15ème, elle est de nouveau détériorée par les Huguenots en 1567. Au cours de sa restauration en 1641, elle reçoit deux flèches supplémentaires. Puis en 1689, une chapelle de la vierge vient encore l’allonger de 14m. Dès le début de la révolution, elle est ravagée, fermée puis utilisée comme Temple de la raison pour finir prison. Le culte la récupère en 1795. Classée aux monuments historiques en 1967, elle possède encore ses cloches – une de 1599 et une de 1778, son orgue de 1870.

Dourdan, l'Hôtel-Dieu

L’Hôtel-Dieu

Sous Philippe Auguste, la ville s’équipe d’un Hôtel-Dieu pour loger les pèlerins. Tenu par les filles de la charité, il se dote dune chapelle St-Jean en 1340. Détruit par les guerres successives de cent ans puis de religion, l’ensemble est totalement reconstruit et agrandi à partir de 1766, grâce à de généreux bourgeois. Il est modifié en 1852 puis 1885, pour s’adapter au besoin, puis devient hôpital jusqu’en 1970. L’établissement déménage dans de nouveaux locaux et l’Hôtel-Dieu est classé en 1988. Depuis peu, la maison de retraite Jean Sarran occupe les lieux.

Et ailleurs…

Les rues aux décors variés intéressent le cinéma. Pour preuve, Le rouge est mis en 1957, Yoyo en 1964, La bande à Bonnot en 1965, Les visiteurs en 1993, Michel Vaillant et Je reste en 2003, et L’empoisonneuse en 2006. Enfin, Michel Audiard y réside jusqu’à sa mort.

De plus, chaque année en octobre, Dourdan accueille les Musicales classiques et le rendez-vous des passionnés des grandes marques de voitures mécaniques.

Crédits photos : NathyB, Cyrilb1881, Lionel Allorge, Dourdan tourisme

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