Découvrons Blandy-les-tours

Bibi

Pour continuer à vous donner ou redonner le goût de l’aventure, nous vous invitons à jouer les explorateurs à Blandy les tours. Ce territoire plein de charme et d’atours, lui a valu d’obtenir le label départemental Village de caractère en 2017.

Promenons nous à Blandy les tours

Les Hommes sillonnent le territoire dès la préhistoire. Les mérovingiens s’y installent au 6ème siècle. Le nom de Blandy apparait à l’époque gallo-romaine, passant de Blanziacum en 832, à Blandiacum en 1212.

En 1016, les capétiens ont perdu leur pouvoir et le comté de Melun, incluant Blandy, relève du domaine royal. Mais ducs et comtes voisins se disputent ce territoire situé à la frontière avec la Champagne. Pour défendre cette position stratégique, le roi y place les vicomtes Guillaume II et Adam III de Melun, héritiers du compagnon d’arme de Philippe-Auguste à Bouvines. Dès lors, l’histoire du village se confond avec celle de la forteresse.

En 1843, le village vit toujours de l’agriculture : grains, foins, vins et bois. Quelques industries participent à son économie, telles que l’exploitation de l’argile et de la pierre meulière.

Au début du 20ème,Blandy en Brie devient Blandy les tours suscitant ainsi l’attrait touristique. 

La forteresse

La grande époque

Blandy les tours, forteresseA la fin du 12ème siècle, Adam II de Chailly, comte de Tancarville, construit un premier logis . En 1216, il transmet son fief avec chapelle castrale par testament. Le logis devient manoir en 1220 et en 1225, Louis VIII y passe une nuit. Vers 1371, les vicomtes de Melun s’allient aux Tancarville. Ils font agrandir le logis et le fortifient avec tour carrée, tour nord, tour de justice et donjon.

Avec l’accord de Charles V puis Charles VI, ils renforcent la fortification vers 1380 et en font un modèle de château-fort : fossés, tour avec pont-levis à flèche, tour des Gardes, donjon de 39m de haut, tour des Archives, le tout relié par un chemin de ronde et courtines. Du 15ème au 17ème, plusieurs familles y séjournent : les d’Orléans-Longueville, les Bourbon-Soissons, les de Savoie, de Nemours…Mais ils font peu d’entretien, bien que depuis le 16ème, le château soit devenu le bastion de la résistance protestante grâce à Jacqueline de Rohan.

Le déclin

Blandy les tours, donjon

Le maréchal Claude-Louis-Hector de Villars s’élève au rang de duc en 1705. Il achète le château de Vaux le Vicomte, puis le comté de Melun à l’héritier de la duchesse de Nemours. Il juge la forteresse trop ancienne et la convertit en ferme. En 1730, il décoiffe les tours, détruit les parapets, éventre la tour-porte. Abandonnée après 1914, l’ensemble menace ruine.

En 1883, Pierre-Charles Tuot, maire de Blandy, rachète les vestiges au comte de Choiseul-Praslin. Il fait classer le site « monument historique » en 1889. Cependant, les logis seigneuriaux sont détruits avant 1900 car ils menacent de s’écrouler et dévalorisent l’ensemble.

La renaissance

A partir de 1980, une association se bat pour sauver le monument. Un projet de restauration est lancé en 1986. Le conseil départemental permet de le concrétiser en 1992 avec l’aide de Jacques Moulin, architecte en chef des monuments historiques. Aujourd’hui, sa rareté fait l’admiration de visiteurs du monde entier.

Les édifices religieux

Au début…

Le prieuré St-Martin, fondé au 11ème siècle, dépend de la riche abbaye de St-Martin des champs de Paris. Il est composé d’une chapelle avec son cimetière, d’une grange aux dîmes, d’une ferme entourée de profonds fossés, et de grands jardins, terres et bois. Les moines se disputent régulièrement ses possessions avec les vicomtes de Melun. Cela remonte aux oreilles de Philippe-Auguste en 1214. Après plus d’un siècle de procès, le roi donne raison aux moines. A la fin du 14ème, les religieux quittent les lieux, récupérés par les vicomtes de Melun. Au 22 rue St-Martin, une maison s’appuie aujourd’hui sur la grange aux dîmes.

Blandy les tours, église st MauricePuis…

L’église St-Maurice apparait au 13ème siècle sur un ancien site carolingien. Le chœur, pourvu de baies gothiques, est reconstruit au 16ème lors de l’agrandissement de l’édifice, à la demande de Françoise d’Orléans-Longueville. Quoi de mieux pour le mariage de Marie de Clèves et Henri de Condé ?… A l’intérieur, des boiseries de chêne sont ajoutées au 18ème, dont une chaire datée de 1772, ainsi que diverses toiles. Décrochées pour restauration, elles ont révélés des fresques très dégradées des 15ème et 16ème, qu’elles cachaient jusqu’alors. Quelques stalles ornées de sculptures surprennent comme celle appelée « bergerie ».

A côté de l’église, se dresse l’ancien Hôtel-Dieu, incendié en 1710. Celui-ci délivre longtemps des rations de soupe aux miséreux, d’où le nom de la rue jusqu’au 19ème : Courre-soupe. Les portions diminuant, la rue est rebaptisée Courte-soupe en 1836. Pendant la seconde guerre mondiale, le bâtiment, devenu café des Cent tickets, sert de centre de ralliement pour les résistants. Découverts par la Gestapo, ces derniers parviennent à s’enfuir. L’occupant réunit alors tous les hommes du village et menacent de les tuer. Ils doivent leur vie à Raoul Kourilsky qui réussit à négocier leur libération avec les Allemands.

Et ailleurs…

Blandy les tours, Hôtel ChenevièresL’hôtel Chenevières est la grande et belle bâtisse qui borde le côté gauche de la place du Pleux, mot argotique signifiant terrain ingrat. La place est à l’origine dédiée à la production de chanvre. Au 18ème siècle, le procureur Pellegrin fait construire cette demeure entourée de vignes et jardins.

Sur la place, on aperçoit le vestige d’un ancien broyeur à pommes. Autrefois, les villageois utilisaient leur surplus de fruits pour un faire un breuvage à consommer toute l’année. Après le broyage, le pressoir banal et hop, en bouteille ! A défaut de raisin, on presse la pomme ou la poire.

Dans la rue de la Fontaine reste une maison avec un beau porche et une arche en grès ; au 19ème, elle sert en même temps de presbytère, d’école et de mairie.

La commune dote le village d’un lavoir public à la fin du 18ème, aménagé sur un ruisseau qui descend jusqu’au ru d’Ancœur.

Envie de découvrir Blandy lors d’une balade à vélo ?

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