Curiosités en forêt de Montmorency

Bibi

Pour faire suite à notre précédent article qui vous invitait à découvrir les secrets de la forêt de Montomorency, nous vous emmenons aujourd’hui sur les traces des aménagements réalisés par l’Homme. Voici donc les curiosités en forêt de Montmorency.

Les constructions

Le château de la chasse

Curiosites-MontmorencySous Charlemagne existe déjà un château fort à cet emplacement. Il est reconstruit au 12ème siècle pour le connétable Mathieu de Montmorency.  Les rois Jean le bon, Charles V, Louis XI et François 1er y viendront pour chasser.

Pris par les Anglais en 1429, le château leur sert de garnison.  Une fois la paix revenue, le château est le témoin de la querelle des Nivelle, deux frères se disputant l’héritage du château.

En 1728, le descendant de Condé veut le démolir. Mais seules les tours sont tronquées et couvertes de tuiles. Le bâtiment devient dépôt d’armes sous la révolution, puis il est acquis par Napoléon Bonaparte. La reine Hortense en fera son lieu de promenade favorite. 

Au 19ème, le site attire les promeneurs pour son romantisme. Il devient un lieu de référence. Mais en 1900, le bâtiment, devenu ferme, est en ruine. Il est sauvé par l’état en 1971, puis restauré en 1980.

La tour du plumet

Au 19ème, la forêt est majoritairement la propriété du baron Léopold Double. Il en fait borner le pourtour et construit plusieurs bâtiments et grottes comme le veut la mode de l’époque. Ainsi apparait la tour du plument en 1863, pour servir de relais de chasse.

Aujourd’hui restaurée par France télécom, elle sert de relais de téléphonie mobile.

Le pont du diable

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En 1877, la partie sud-sud est de la forêt a été vendue à la compagnie d’assurances générales. Elle y fait tracer de grands axes : boulevards du nord, du midi, de l’ouest…

Cette dernière envisage un immense projet immobilier en 1928, touchant 415ha sur les communes de St-Prix, St-Leu, Taverny, Chauvry. Les lots, destinés à des habitations, doivent être complétés d’une usine d’eau potable et d’un golf de 60ha. La première phase vise St-Prix et St-Leu, mais les élus s’y opposent fermement. “Le nom de St-Leu la forêt n’aurait plus de raison d’être, s’insurge son maire.” Le projet avorte et le pont du diable évoque cet échec. D’ailleurs, en prenant la route du poteau de paradis depuis ce pont, on rejoint le carrefour de la porte du paradis.

Les édifices religieux

La croix au borgne

Ce symbole offre un lieu de recueillement aux croyants, planté comme remerciement ou objet de protection. Il sert aussi à se repérer à une époque où les grands axes sont rares.

Celle-ci est mentionnée en 1633 et évoque un personnage louche, de mauvaise fréquentation. Elle disparait à la révolution, pour retrouver sa place en 1995, grâce à l’ONF.

La source St-Radegonde

Curiosites_sourceA proximité du château de la chasse construit au 16ème, il existe un prieuré dépendant de l’abbaye St-Victoire de Paris édifié au 12ème.  En 1160, le seigneur Bouchard de Montmorency fait rénover le couvent, mais les religieux le désertent. Seuls trois moines s’y sédentarisent. Vers 1630, les bâtiments sont en ruines. L’abbé Lattaignant, frère d’un poête conseiller au Parlement en 1700, fait rénover le prieuré pour y résider. Le personnage vit une vie de templier, se moquant des illustres de son temps. “Ce n’est ni Descartes, ni Newton, ni Virgile, ni Cicéron, ni Socrate, ni Sennèque, ni Platon surnommé divin, qui forment ma bibliothèque, mais force liqueurs et bon vin.”

Le prieuré abrite une source aux vertus miraculeuses pour les maladies de peau et la stérilité. Rapidement, des processions sont organisées le lundi de Pâques au nom de Ste-Radegonde.

La vierge noire

Curiosites_vierge-noireAutre objet de dévotion et motif de procession, cette vierge est érigée par l’abbé Bernard de Mun en 1901. Il vient d’acheter le château Larive et son parc qui occupe le nord de la forêt. Il a décidé d’y créer un sanctuaire au plus haut point de son domaine. Pour bénir la vierge, il convie 500 personnes à marcher en procession jusqu’à la statue en fonte, haute d’un mètre soixante-dix. En 1971, l’état rachète cette parcelle du domaine du château, et laisse la vierge en place.

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