Pour le centenaire de l’armistice 1918

Bibi

Il y a cent quatre ans, commençait l’un des conflits les plus meurtriers de l’humanité. Anglais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Sénégalais, Marocains…. Alors que les Allemands avaient envahi une grande partie de la France, les pays alliés se sont rassemblés pour défendre notre identité française, c’est-à-dire notre culture, notre patrimoine, nos savoir-faire.

La plus meurtrière des guerres

Mais cette guerre qui ne devait pas durer, a fait plus de dégâts que toutes celles qui ont précédé et celles qui ont suivi.

Les chiffres, à eux seuls, sont terrifiants : 73,3 millions d’hommes enrôlés et 14 millions d’animaux engagés malgré eux ; 9,5 millions de morts humains, dont moitié de civils, et 11 millions de chevaux, chiens et pigeons, auxquels il faudrait ajouter les animaux sauvages et domestiques tués pour l’approvisionnement ou par dommages collatéraux (80% des animaux envoyés sur le front y sont morts) ; 17 millions de blessés, dont 6,5millions de mutilés et 300.000 gueules cassées ; près de 1.000 fusillés pour l’exemple ; 1 milliard d’obus tiré ; 3 millions d’hectares contaminés et déclarés non cultivables en France…

Comme vous tous, je n’ai jamais vécu une telle horreur. Pour autant, ce conflit est incrusté dans ma mémoire.

Soldats et mule Jusqu’à mes 6 ans, j’ai eu l’opportunité de voir mon arrière grand-père à plusieurs reprises. Il ne parlait jamais, me regardant seulement de ses yeux clairs très fatigués. J’ai appris après sa mort, qu’il avait combattu dans cette guerre. Il y avait été si gravement gazé dans les tranchées, qu’il en avait perdu la capacité à émettre un seul son. Afin de comprendre ce qu’il avait pu enduré, j’ai lu l’excellent livre « A l’ouest, rien de nouveau » écrit par Erik Maria-Remarck, un instituteur Allemand enrôlé lui aussi dans cette épouvantable boucherie. Son témoignage, publié dans les années 1920, m’a profondément marquée.

Aujourd’hui, lors de mes escapades, je prends toujours le temps de parcourir la liste de ceux qui ont disparu et dont les noms sont gravés sur les monuments aux morts. Je pense à eux, à leurs mères, à leurs épouses, à leurs fiancées, dont la vie s’est d’un coup effondrée.

Un musée, le plus grand d’Europe, pour ne jamais oublier

Pour tous les survivants, la reconstruction a été longue et souvent douloureuse. Aussi, pour toutes ces raisons, il me semble important de ne jamais oublier à quel point les décisions humaines peuvent avoir des conséquences abominables.

Il me parait essentiel de nous souvenir combien la paix peut être fragile, combien la vie est précieuse et combien il est nécessaire de nous comporter plus intelligemment pour préserver notre patrimoine matériel et immatériel sans perdre notre dignité.

En Ile de France, plusieurs lieux ont été éprouvé par cette guerre. Ainsi, l’Oise a été occupée de 1914 à 1917, puis ravagé par les combats de 1918.

Famille réfugiée dans un abri militaire

Trois musées vous expliquent cette période traumatisante pour cette province : http://centenaire.org/fr/en-france/picardie/oise/le-tourisme-de-memoire-dans-loise

Plus proche, je ne peux que vous recommander de visiter le plus grand musée d’Europe portant sur le sujet, avec en ce moment, une exposition dédiée aux familles.

Petit avant goût :
Exposition « Familles à l’épreuve de la Guerre » – Jean-Yves Le Naour

Le musée sera ouvert gratuitement toute la journée du 11 novembre. Pour des raisons de sécurité, il vous est demandé de vous inscrire avant votre venue : https://www.museedelagrandeguerre.eu/

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